Ton loyer à Montréal a pris l'ascenseur, c'est pas une blague.
Ben voyons, tu as vu les chiffres? Soixante-dix pour cent. Seventy percent! In a decade. C'est n'importe quoi, mon ami. J'ai l'impression de revivre la conversation chaque fois que je prends un café rue Saint-Denis ou que je croise quelqu'un qui cherche un nouvel appart dans le Plateau. Avant, tu pouvais trouver un trois et demi décent à côté du Parc La Fontaine pour un prix qui avait du sens. Maintenant, avec la population qui augmente, les rénovations partout qui transforment les vieux immeubles en condos de luxe... C'est comme si tout le monde avait décidé que Montréal était le nouveau point chaud, mais personne n'a pensé à où les Montréalais allaient vivre.
Ce que ça change pour nous, les Montréalais:
* **Pression sur les jeunes:** Les étudiants de McGill et de l'UQAM, ils sont où maintenant? Ils doivent aller toujours plus loin du centre, et après, on se plaint que les rues sont vides en soirée. C'est pas ça, Montréal. * **Changement de visage des quartiers:** Le Mile End, qui était un peu le refuge des artistes et des petits commerces indépendants, il est en train de se gentrifier à une vitesse folle. Les bagels de St-Viateur sont toujours là, heureusement, mais pour combien de temps les loyers vont permettre aux petits ateliers de rester? * **La vie culturelle:** Nos festivals, nos terrasses, nos dépanneurs... tout ça repose sur une communauté vivante, avec des gens qui peuvent se permettre de vivre ici. Si tout le monde est obligé de déménager en périphérie, c'est quoi l'identité de la ville?
C'est Montréal, mon ami — bonne chance trying to explain it.
Les gars en parlent chaque matin, c'est à ne pas manquer sur mornings.live.